chasse a la becasse dans les landes

Ladescription. La chasse à la bécasse est à nulle autre pareille – et que dire des Landes de Gascogne, ce paysage plein de parfums, de mystères, de pins dépassant des brumes : il n’est pas une région du monde qui lui ressemble un peu. Une chasse et un territoire que l’auteur de ce livre, Jean- René Oudenot, a aimés follement. LaBretagne est une région et territoire de prédilection au passage migratoire de la bécasse en saison hivernal, d'octobre à janvier. Situé au confère du Morbihan (56), ce territoires Cabanedu Chasseur Séminaires & Comités Chasse à la bécasse dans les Landes Chasse à la journée dans les Landes Chasse au domaine du Bruc (40) 27 février Cetouvrage à la fois érudit et didactique met en lumière l'art de chasser la bécasse dans les Landes de Gascogne depuis le XIXe siècle. L'auteur y g Tous les livres depuis 1997 Neuf, occasion, ancien, presse, ebook Cetouvrage à la fois érudit et didactique met en lumière l'art de chasser la bécasse dans les Landes de Gascogne depuis le XIXe siècle.L'auteur y glorifie des personnages tous chasseurs et parfois illustres braconniers. Parmi eux, le portrait haut en cou Profil Sans Photo Site De Rencontre. Les actualités des eleveurs sont visible directement depuis leurs sites, cliquez ici pour accédez à la recherche des éleveurs de Pointer Oups ! 410 Retourner à l'accueil S’inscrire au club La chasse française traverse de fortes turbulences. Des nuages noirs s’amoncellent et ne présagent rien de bon. Après une attaque en règle contre les chasses traditionnelles avec en ligne de mire leur disparition englobant les chasses au filets verticaux et horizontaux de la palombe dans le Sud-Ouest, après la disparition de la chasse de certaines espèces, après la confirmation par le Conseil Constitutionnel qu’il était bien du seul ressort des chasseurs d’indemniser les dégâts agricoles causés par le grand gibier, d’autres problèmes se profilent à l’horizon… Lire la suite … Couverture La Mordorée N°302 – Avril 2022 Dans cet article, Franck Delmonteil, un mordu par "la sorcière des bois" nous dévoile ses conseils, ses habitudes et ses astuces pour avoir un maximum de chance de rencontrer la dans les bois au cœur d’un biotope sauvage, quêter la moindre émanation, entendre la mélodie des clochettes jusqu'au silence palpitant, déclencher l'envol de ce magnifique oiseau… La chasse de la bécasse est un art, passionnant, et qui passionne. Suivons Franck qui nous partage cette Franck, est-ce que tu pourrais te présenter à nos lecteurs ?Sans problème. J'ai 47 ans, je suis originaire de la Dordogne et je réside en Corrèze. Je chasse depuis l'âge de 16 ans et j'écris pour le magazine "Bécasse Passion". Si vous êtes présents sur les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook, vous savez peut-être que je suis l'un des administrateurs du groupe "Radio Bécasse". Un groupe où tous les échanges tournent exclusivement autour de la t'est venue cette passion pour la bécasse ?J'ai choisi cette chasse car je suis tombé amoureux de l'oiseau. J'ai, pendant de très nombreuses années, taquiné les poissons dans d'innombrables cours d'eau, en France et à l'étranger, puis je me suis davantage orienté vers la chasse. La bécasse est un oiseau sauvage, mystérieux, qui utilise de nombreuses ruses pour échapper aux chiens et au chasseur. C'est ce que j'aime et ce qui rend sa chasse envoutante. De plus, étant un amoureux des chiens d'arrêt, c'est un gibier qui permet de prendre beaucoup de plaisir quand on voit nos auxiliaires "travailler".Chasses-tu seul ou accompagné ?J'aime bien les deux. Je chasse souvent seul ou avec ma compagne, qui réalise de très beaux clichés photographiques lorsque nous sommes avec les chiens sur le Plateau de Millevaches. Il m'arrive aussi de chasser avec des copains, bien évidemment. C'est un vrai moment de convivialité sentir chez l'autre une montée d’adrénaline, quand on sait que la bécasse est là devant le chien, à l’arrêt, est unique. C'est un moment que j'aime partager, et que je ne ressens vraiment que lorsque je pars en quête de la belle des bois. Aucun autre gibier ne me procure autant d' nous parler de tes chiens ?A l'heure actuelle, je possède deux setters anglais. "Indiana", un Blue Belton, et "Jet", un tricolore. Il s'agit de deux mâles. J'ai toujours aimé chasser avec des chiens mâles. Ce sont tous les deux des auxiliaires issus de bonnes lignées bécassières. Ils sont passionnés tous les deux par la bécasse, tout comme leur maître. Je les sors environ 4 fois par semaine, et bien évidemment ils m'accompagnent sur chacune de mes sorties à la bécasse entre fin septembre et fin nous dire sur quels secteurs tu chasses ?Je chasse le plus souvent dans le Limousin, sur le réputé Plateau de Millevaches. J'y réside. Nous y avons un très joli biotope, situé entre 850 et 950 mètres d'altitude. Mais je vais aussi dans les Landes, où j'ai une maison secondaire et de très nombreux amis chasseurs. Les environnements sont différents, et c'est ce qui me comment prépares-tu ta saison de chasse ?Pour moi, le plus important ce sont les chiens. Je veille sur eux en permanence et je suis aux petits soins pour eux. Je fais très attention à leur alimentation et je les prépare physiquement tout au long de l'année. Pour ce qui est de mon équipement, j'ai besoin de vêtements résistants qui vont me permettre de chasser un grand nombre de fois dans l'année. Il me faut donc des vestes et pantalons qui résistent aux milieux fermés et épineux, qui respirent et qui soient agréables à porter. J'ai parfaitement trouvé mon bonheur dans la gamme Solognac, qui a vraiment pensé des habits pour les bécassiers. Enfin, j'entretiens régulièrement mon fusil, un calibre 28 que j'adore. Je fais aussi pas mal de ball trap l'été pour travailler mes anecdote à nous raconter sur une de tes parties de chasse ?Je vais vous raconter celle qui m'est arrivée dernièrement. Nous avions déjà chassé 2 heures et les chiens m'avaient arrêté deux bécasses. On attaquait une partie très dure, avec un gros dénivelé, et surtout très sale avec des ronces. La température commençait à être élevée. Pourtant je sentais que les chiens étaient encore à fond. Les sonnailles se faisaient entendre au loin. J'ai eu plusieurs petits arrêts mais les chiens repartaient rapidement. Tout à coup, "Jet" déclencha son beep en plein coeur de la plantation de sapins. "Indiana" arriva rapidement et déclencha le sien à patron. C'était à une centaine de mètres de moi. J'ai peiné pour rejoindre les chiens, les ronces ne voulaient pas que je passe. Enfin, en insistant, j'ai pu m'approcher à quelques mètres des chiens. Une bécasse a décollé en prenant la pente. Je l'ai aperçu un dixième de seconde. J'ai tiré, mais je l'ai loupé. Au coup de fusil, une seconde prit son envol à trois mètres de moi. Elle fut surprise par une branche, tourna vers moi, me passa à un mètre du visage, ailes bien déployées, fit trois mètres et de nouveau me fit face avant d'entamer enfin une chandelle salvatrice à travers les conifères. Je ne sais pas pourquoi, sûrement enchanté par ce spectacle, je n'ai pas tiré mon second des conseils à partager à nos lecteurs ?Le premier est de ne pas attaquer trop tôt ses journées de chasse à la bécasse. Je dirais qu'il ne faut pas commencer avant 9h30, 10h. A cette heure, les oiseaux ont eu le temps de bouger un petit peu et les émanations sont meilleures pour les chiens. Mon second conseil est d’avoir confiance en ses chiens ce sont eux qui savent où se trouvent les oiseaux. Laissez-les prendre des initiatives ! Vous verrez, vous serez surpris des petit mot pour terminer ?Oui, il sera simple prenez beaucoup de plaisir tout en respectant un maximum la bécasse. Bonne saison à vous toutes et tous !franck delmonteilChasseur passionné, vous l'avez compris !CES CONSEILS PEUVENT VOUS INTÉRESSER Publié le 18 septembre 1998 à 00h00 Une quarantaine de chasseurs ont pris part dimanche matin, au restaurant La Petite Auberge », à l'assemblée générale de la société communale. Elle a permis d'établir le règlement pour la saison à venir, qui débutera le dimanche 27 septembre, et de faire un tour d'horizon de la situation. Le règlement Jours et heures de chasse du 27 septembre au 24 octobre de 8 h 30 à 19 h; du 25 octobre au 28 février 1999, de 9 h à 17 h 30; du 27 septembre au 31 octobre, jours autorisés, dimanche, lundi d'ouverture, jeudis et jours fériés, puis du 1er novembre au 28 février 1999, dimanche, jeudis et samedi et jours fériés le samedi, seulement bécasse, pigeon et canard. Faisan du 27 septembre au 10 février 1999, dimanche et lundi d'ouverture, un par chasseur et par jour de chasse plus les jours fériés. Perdrix du 27 septembre au 29 novembre, dimanche et lundi d'ouverture, puis les dimanches et jours fériés. Deux perdrix par chasseur et par jour de de chasse. Lapin du 27 septembre au 10 janvier 1999, dimanche et lundi de l'ouverture, puis tous les jeudis et jours fériés. Lièvre un seul jour de chasse, le 18 octobre. Un lièvre par chasseur et par groupe. Toute prise devra être signalée avec responsables de la société. Chevreuil du 27 septembre au 28 février exclusivement en battues organisées. Toute faute durant les battues sera sanctionnée par une exclusion de la société. Sanglier du 27 septembre au 28 février, tir à balles obligatoire. Bécasse 27 septembre. Trois bécasses par chasseur et par jour de perdrix. Six bécasses par groupe et par jour de chasse. Six bécasses par chasseur et par semaine. A compter du 10 janvier 1999, utilisation exclusive de chiens d'arrêt, leveurs de gibiers et retrievers munis de grelots et uniquement dans les bois et landes. Canard colvert 27 septembre et à partir du 10 février 1999. Uniquement sur les plans d'eau, rivières et réservoirs. Pigeon du 27 septembre au 28 février 99. Renard du 27 septembre au 28 février 99. Une battue aura lieu le 3 octobre, puis le 22 novembre obligatoire, toute autre chasse sera interdite ce jour-là, ainsi que la veille. Après le 10 janvier une battue sera organisée tous les dimanches. Les chassseurs ne participant pas au moins à une battue seront sanctionnés. Cartes d'initiation quatre par chasseurs à partir du 1er novembre 98. Invitation interdite le samedi. Les cartes seront délivrées au café Hervé au prix de 50 F la carte. Trois nouveaux chasseurs Quatre chasseurs quittent la société et trois y font leurs entrées Gwenaël Le May, Patrick Boulande et Isabelle Even, qui remplace son grand-père au sein de la société. Tous les adhérents ont vu leurs cotisations augmenter de 50 F. Elections du conseil Gérard Le Bris et Jean-Luc Le Floch ont été réélus au conseil d'administration et Serge Bourvic est élu en remplacement de Ollivier Even. Jacky Morausse remplace Alain Le Goc en qualité de secrétaire du bureau. Les chasseurs ont voté à l'unanimité pour que les gardes de la société, René Tréguier garde chef et Jean Le Roux s'équipent en matériel de surveillance jumelles et matériel de piégage pour la réglementation des nuisibles toujours plus nombreux. Par ailleurs, de nombreux dégâts ont été signalés sur les plantations. Ils sont occasionnés par les chevreuils pour lesquels la DDA délivre cinq bracelets pour cette saison. Des lâchers de faisans et perdrix sont prévus dès l'ouverture jusqu'à la mi-novembre. Les lapins ont souffert de la mixomatose et de nombreuses rabouillères ont été inondés. Les blaireaux causent des dégâts dans les cultures blé et maïs. Recommandations L'assemblée s'est achevée par quelques recommandations des membres du bureau aux chasseurs consignes de prudence. Ne pas chasser à proximité des routes et chemins, bâtiments et habitations. Ne pas tirer en direction des fils électriques. Respecter les clôtures et cultures et le bien d'autrui. D'autre part, les chasseurs qui souhaitent chasser sur les terres ne faisant pas parties de la société doivent obtenir l'autorisation écrite des propriétaires. La ferme de Mme Lucie Rospabe, Kerboadou 36 h fait désormais partie de la société communale. Une quarantaine de chasseurs ont pris part à la réunion. Conseils et savoir-faire pour que son chien de chasse lève la bécasse La bécasse est l’oiseau le plus mystérieux, déconcertant, le plus énigmatique, fantasque, capricieux, mais le plus intelligent. Ses réactions face à l’homme et au chien sont toujours imprévues ou imprévisibles ». C’est ainsi qu’Emile Bourdon dans son ouvrage Bécasse ma passion, parle de la reine des bois, cet oiseau qui a toujours fasciné et que l’on recherche inlassablement pendant des journées entières accompagné de son chien. Cette reine des gibiers ou l’incomparable oiseau » comme en parlait Guy de Maupassant n’est pas n’importe quel volatile, le chasseur de bécasse et son chien le savent bien. C’est pourquoi il faut être bien accompagné. Notre article se consacrera ainsi à décrire les caractéristiques d’un bon chien chasseur de bécasses, la façon dont on doit le dresser et surtout les erreurs à ne pas commettre pour en faire un fin pisteur. Merci à Jacques qui arpente les forêts et taillis depuis de nombreuses années et qui nous livre ici ses conseils d’élevage. Respect de l’animal, tant de la bécasse que du chien bécassier sont pour lui des pré-requis incontournables pour aboutir au résultat escompté. L’animal n’est-il pas le meilleur ami de l’homme ? Jacques, la bécasse est un oiseau fascinant pour vous qui le connaissez bien je crois! Effectivement, la bécasse, de son nom latin Scolopax rusticola, également appelée bécasse des bois est un oiseau migrateur extrêmement intelligent qui me fascine depuis mon adolescence. Mon père m’a donné le goût de cette chasse particulière, qui n’a rien à voir avec les autres. Dans le livre Bécasse ma passion, l’auteur Emile Bourdon nous le rappelle "redisons-le après beaucoup d’autres La chasse à la bécasse doit être la propriété exclusive des chasseurs au chien d’arrêt. Tous les autres procédés de chasse sont indignes de la valeur inestimable de notre oiseau ". On ne chasse pas la bécasse pour faire la course aux prélèvements qui sont réglementés mais pour la suivre dans son jeu de cache-cache avec le chien bécassier et qui vont tour à tour jouer de mille ruses. Parfois le fusil reste ouvert toute la durée de la chasse, c’est en effet une pratique qui fait la part belle à l’observation de la nature. La chasse à la bécasse est-elle réglementée ? Oui évidemment car l’oiseau est un animal sauvage migrateur, relativement rare » et dont la période de nidification doit être protégée de la chasse et réglementée drastiquement en période d’hivernage. Contrairement à la perdrix ou au faisan, c’est un oiseau que l’on ne peut pas élever, ce qui en fait tout son attrait puisque qu’on peut le considérer aujourd’hui comme un des derniers vrais gibiers sauvages et à ce titre, il mérite le respect de tous les chasseurs. La bécasse migre de la Russie, Bulgarie, Scandinavie jusqu’au Maroc, Royaume-Uni Irlande du Sud.... Il lui faut de la chaleur modérée pour se reproduire. La France est dans son couloir de passage, elle y trouve des aires d’hivernages riches en nourriture et peut s’établir sur les zones les plus chaudes Paca, Bretagne, Côte Atlantique… où elle peut rester toute l’année et se reproduire. On estime le prélèvement de bécasses à environ 1 million d’oiseaux en France. Tout chasseur de bécasse doit posséder un carnet de prélèvement qui est limité à 30 bécasses par an et par chasseur avec des quotas journaliers de 3 oiseaux. Ils peuvent être revus à la baisse dans certaines régions plus responsables où sont fixés aussi des prélèvements hebdomadaires qui parfois se limitent à 3 oiseaux par semaine. Il faut dire, que par le passé, dans certaines régions, les prélèvements lors de grosses migrations, notamment par grands froids, ont conduit à de gros abus indignes d’un chasseur respectueux. Depuis peu, l’application Chasse Adapt » tente de remplacer le carnet de prélèvement pour ceux qui le souhaitent et permet de déclarer l’oiseau prélevé directement en ligne sur le lieu de capture. Cette application serait intéressante mais trop peu utilisée et surtout trop peu exploitée à mon sens pour faire adhérer les chasseurs. Elle n’est utilisable que par les chasseurs possédant un smartphone , ce qui n’est pas le cas pour une génération de chasseurs qui est, il faut le reconnaître, vieillissante. Quand on sait que l’on compte 1,2 millions de permis validés en France cela fait peu de bécasse par chasseur. Toutefois, même avec la limite de la réglementation, on prélève encore beaucoup trop d’oiseaux , car de plus en plus de chasseurs s’orientent vers la bécasse. L’espèce ne parait pas être menacée mais elle demeure très fragile et tout peut basculer suite à des étés très chauds en Europe de l’Est et en Russie, sur les aires de nidification ou suite à de grands froids sur les aires d’hivernage. Il faut rester vigilants et limiter nos prélèvements. Où chasse-t-on la bécasse ? Dans les terrains privés et publics où la chasse au gros gibier sanglier, cerfs.... est concurrente. On la trouve dans les forêts mais également les plaines avec taillis, haies... Certaines zones où le chasseur de bécasses n’est pas souhaité par les chasseurs de gros gibiers sont devenus des sanctuaires Sologne, Alsace, Landes… et limitent très fortement la pression de chasse sur cet oiseau très convoité. Quelle est la période de chasse à la bécasse ? On chasse la bécasse à partir du 10 octobre "A la Saint Denis, la bécasse est au pays"dit un dicton…, jusqu'à la fermeture générale fin février. On ne va pas seul chasser la bécasse je crois ? Surement pas ! rires. Le chien bécassier est le compagnon de chasse, allié et complice indispensable pour la recherche de la bécasse. Quels types de chiens sont recommandés pour la chasse à la bécasse ? Tous les chiens d’arrêt conviennent, on n’a pas besoin de sélectionner un chien de concours. Tout est en fait dans le dressage. On trouve des Setters, des Braques, des Pointers, des Epagneuls français, bretons, picards, des Cockers, des Griffons Korthal.... la liste est longue. Et aussi beaucoup de chiens dit bâtards » qui peuvent être de véritables champions. Tous sont souvent issus d’une lignée dite de bécassiers » mais sur une portée , tous n’ont pas les mêmes qualités. Parlez-nous de votre chien Lilou est un Setter anglais de couleur blanche et noire, on parle d’une robe Bluebelton ». Il y a aussi les Lemon, les Liver. Ce dernier a captivé nombre d’éleveurs dans la sélection des races. C’est un chien qui présente vraiment des qualités comportementales exceptionnelles! Je le classe numéro 1 avec le pointer. Viennent ensuite le braque allemand et l’épagneul Breton. Sa quête est longue et son arrêt est ferme et sûr. Lilou a 6 ans et elle est au top de sa forme pour la chasse. Je l’ai eue à 3 mois, offerte par un ami bécassier passionné de dressage, c’est l’âge optimal pour commencer l’apprentissage des bases. Vers 5 mois on commence à mettre le chien en présence de l’oiseau, pour cela les chiens nés en Avril-Mai sont parfaits. COmment se dresse un chien bécassier? Je dirais au début comme tout autre chien en lui apprenant l’obéissance, la sociabilité, les règles de d’une complicité réfléchie… Un seul maitre, beaucoup d’amour, de patience et de fermeté et aussi de douceur sont nécessaires pour instaurer un climat de confiance. L’éducation d’un enfant n’est pas très éloignée de l’éducation d’un chien. Le chien doit avoir des aptitudes naturelles et son dresseur doit savoir les déceler et les encourager sans jamais brûler les étapes. Ensuite il faut lui enseigner son rôle de bécassier ou plus justement de trouveur de bécasses Il est nécessaire de le mettre en contact avec d’autres chiens de chasse. Lilou est née fin avril et dès octobre, nous avons commencé les premières sorties avec un chien bécassier plus âgé, une sorte de parrain confirmé. Au début je mettais une aile de bécasse au bout d’une canne à pêche pour l’habituer à marquer l’arrêt. Il faut faire comprendre au chien qu’il doit arrêter la bécasse sans la faire voler, c’est à dire sans l’apeurer, il ne doit pas essayer de l’attraper, c’est un vrai travail de patience au début. Il apprend la prudence. Il faut beaucoup le féliciter, le récompenser avec des caresses ou des petits gâteaux qu’il aime. Il ne faut jamais le brusquer ni le taper ! Mais le chasseur devra également s’abstenir de tirer un oiseau que le chien a fait voler prématurément ou mal arrêté. Ainsi, le chien comprend qu’il a fait une erreur et apprendra à en tirer les leçons, mieux que son maitre. Il faut avoir une relation très régulière avec son chien, au moins deux ou trois fois par jour et le sortir sur le terrain autant que possible sur de courtes durées uniquement par beau temps car il est encore fragile. Quelles qualités doit développer le chien bécassier ? Physiquement, il doit être solide, musclé, de tempérament équilibré, obéissant, curieux et passionné. Naturellement, un chien bécassier n’a pas la dent dure, c’est un chien d’arrêt, il ne doit pas aller à la viande ». Le rapport de confiance et la complicité avec son maitre sont des éléments primordiaux lorsque l’on élève un chien bécassier. Quand prend fin la période de dressage ? Un bon chien bécassier le devient à partir de 2 ans ou 3e saison les femelles sont en principe plus précoce que les mâles. Il progresse à chaque saison jusqu’à sa 6ème année. Un chien bécassier peut chasser jusqu’à ses 10 à 12 ans. Il faut alors l’économiser et, pour les grands chiens, les laisser devenir en fin de carrière, dresseurs de chasseur, tant leur expérience est grande. Entre 2 et 6 ans, il faut encore systématiquement veiller sur ses comportements. Mais les mauvaises habitudes des chiens sont plus souvent dues à des mauvais dressages, qu’à la nature de l’animal. Dans tous les cas, la confiance dans le chien est primordiale. Quelle est la règle pour un chien bécassier ? En principe, un chien bécassier est dédié uniquement à la chasse à la bécasse. Il n’est pas bon de mélanger les gibiers. Dans l’absolu, il faut bannir tout ce qui est poils »... Il faut également ne pas trop chasser la perdrix ou le faisan, il perdrait l’attrait pour la bécasse plus difficile à arrêter. On dit que le chien est créancé » c’est à dire consacré à la bécasse dans notre cas. La seule exception est la bécassine des marais car elle présente des similitudes de techniques de chasse avec la bécasse, pour ceux qui ont la chance de chasser en zone humide, c’est un superbe exercice pour le chien! Quelle est l’attitude d’un bon chien de chasse ? Un bon chien bécassier est un chien de grande quête. Il pourra chasser à des distances supérieures à 200m pour trouver un oiseau dans une forêt. Il devra cependant systématiquement revenir au contact » et ne pas chasser pour lui mais pour son maitre. C’est le maitre qui a le fusil et qui conclura le travail sur l’oiseau. L’Auvergne est-elle une région propice à la chasse à la bécasse ? Oui beaucoup. Le Bourbonnais et ses forêts domaniales, les grands bois du Cézallier, la montagne du Sancy, l’Aubrac, sont des coins à bécasses. Les zones de plaine non défrichées où subsistent les haies et quelques petits bois de plus en plus rares , bordures de rivières en hiver,sont propices aux bécasses également. En début de saison, les bécasses se trouvent entre 800 et 1500 mètres. Au fur et à mesure que la saison avance et que les températures chutent, les oiseaux migrateurs descendent jusqu’en plaines. Elles peuvent aussi séjourner en bord de mer, parfois toute l année et s’y reproduire. Vous semblez totalement imprégné de cette chasse Effectivement la chasse à la bécasse est une chasse de passionné. On n’est pas là pour faire des scores. Elle doit être raisonnée. Certains jours, le chien lèvera 15 à 20 bécasses, il ne faudra pas céder à ses envies en limitant les tirs . Les jours de grands passages, je pars avec le fusil vide ne mettant une cartouche que sur un arrêt du chien. D’autres jours, je prends juste mon smartphone en mode photos ou vidéos… J’ai constaté que ma chienne n’est pas déroutée, sa passion pour la recherche de l’oiseau a dépassé celle de la rapporter à son maitre ». La chasse à la bécasse se pratique seul ou avec un très bon ami, on est dans une relation intime avec la nature. Le respect de l’oiseau, du chien et de la quête, sont pour moi des valeurs essentielles.

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